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dimanche 24 janvier 2010

Les Mémoires du général de Gaulle : De la honte au triomphe



1. Qui est l'auteur du document ? Quand ce document a-t-il été réalisé (aidez-vous de la frise chronologique) ?
2. Dans quel contexte historique celui-ci s'insère-t-il ?
3. Quelle est la nature de ce document ?
4. Quel est le point de vue du général de Gaulle sur la bataille de France (mai-juin 1940) ?
Justifiez votre réponse en sélectionnant des mots du texte.
5. Qu'éprouve le général de Galle au spectacle de ce désastre ?
6. Expliquez le dernière phrase du texte.

Réponses par Laura Favereau :

6. Expliquez le dernière phrase du texte.

-Question n°1:

l' auteur du texte est le général Charles De Gaulle , le nom du document est « Mémoires » , ils ont été rédigés en 1947.

-question n°2:

contexte historique est que : de Gaulle a démissionné de la présidence du gouvernement et la IVe République étale ses faiblesses politiques.

-Question n°3:

c'est un texte autobiographique .

-question n°4:

Le point de vue du général est omniscient il sait tout de la guerre , il éprouve de « la haine » « la fureur » il y a également de la rage, de l' obstination et de l'indignation

-question n°5:

il éprouve beaucoup de rage, de haine, de fureur, de dégout, d'indignation et d'obstination .

-question n°6:

Dans la dernière phrase il exprime son choix de s'engager dans la voie de la Résistance.





De Gaulle descend les Champs-Elysées (26 août 1944) à la tête d'un cortège regroupant les FFI et les FFL (2e dicvision blindée de Leclerc). Il est acclamé par une foule immense de 1 à 2 millions de personnes.

1. Qui est l'auteur du document ? Quand ce document a-t-il été réalisé (aidez-vous de la frise chronologique) ?
2. Dans quel contexte historique celui-ci s'insère-t-il ?
3. Quelle est la nature de ce document ?
4. Où se déroule l'action ?
5. Quel sens donnez-vous à la métaphore de la mer ? (aidez-vous de la photographie).
6. Comment le général de Gaulle est-il reçu par les parisiens ? Justifiez votre réponse en relevant des mots ou expressions du texte. Comment pouvez-vous l'expliquer ?

dimanche 29 novembre 2009

Un soldat de la Wehrmacht, témoin de la défaite française

Extraits de la Correspondance de Hans Scholl avec ses parents
Hans et Sophie Scholl, Lettres et carnets, 2008, 366 p.

A ses parents. Cantonnement,
6 juin 1940

[...] Les nôtres pensent que la guerre sera terminée en août. Je ne le crois pas, même si les Français se conduisent en amateurs. Le nombre de prisonniers que l'on voit défiler chaque jour devant nous est vraiment effrayant [...].

Le 12 juin 1940

Nous avons dû avancer contre toute attente. Nous avons eu fort à faire. Les combats autour de Soissons ont fait beaucoup de blessés. La nuit dernière, nous étions censés installer un hôpital de campagne à Reims, mais il semble que les Français aient depuis repris la ville. D'ici peu, cependant, ils l'auront de nouveau évacuée. Je ne comprends pas la guerre des Français. [...]
Très affectueusement à vous,
Votre Hans

Questions

1. Quel est la nature de ce document ? (Discours, lettre à un parent, courrier officiel, journal intime, mémoires, roman, poème, essai, tableau, dessin, photographie, etc.).

2. Qui en est l'auteur et quelle est sa situation au moment où il le réalise ?Aidez-vous du site de la Fondation de la France Libre.

3. Quand ce document a-t-il été réalisé et dans quel contexte historique celui-ci s'insère-t-il ?

4. D'après l'auteur, quelle est la situation de l'armée française ? Justifiez votre réponse.

5. Expliquez la dernière phrase du texte "Je ne comprends pas la guerre des Français".

6. Quel est le parcours de l'auteur après 1940 ? Aidez-vous du site chemins de memoire.


Réponses aux questions par Henri Block, 3E :

1)- Les deux documents sont des lettres qu'il envoie à ses parents.

2)- L'auteur de ces lettres est Hans School,Lorsque qu'il envoie ces lettres il se trouve sur le front au combat.

3)- Ces documents ont été réalisés en juin 1940 lors de le bataille de France (10 mai 1940 au 22 juin à l'armistice).

4)-D'après l'auteur l'armée française se trouve dans une situation difficile « elle se conduit comme un amateur ».

5)- Hans school ne comprend pas pourquoi les Français continue a se battre alors que l'armée française est en déroute et que les troupes française sont désorganisées

6)Hans School quitte le Wehrmacht pour rejoindre le mouvement résistant de la Rose blanche.


La défaite vécue par une institutrice retraitée

Extraits
Berthe Auroy, Jours de guerre, Ma vie sous l'Occupation, Bayard, 2008.

«Moulins occupé, mercredi 19 juin.

Un flot ininterrompu de tanks, de chars, de canons, de camions, de motocyclettes défilent avec un bruit d'enfer et à une vitesse prodigieuse. Un grand nombre de chars sont recouverts d'oriflammes rouges à croix gammée. Les soldats qui les montent se redressent fièrement, bras croisés en farouches vainqueurs. D'autres, magnanimes, jettent en souriant des paquets de chocolat (des chocolats pillés dans nos boutiques) aux gamins stupéfaits. La foule chuchote, chote, mais tout bas, car devant cette force déchaînée qui s'étale dans la rue, on éprouve déjà la contrainte du vaincu. Et, sans interruption, ce torrent de fer s'écoule. Combien d'heures encore durera ce défilé triomphal ? Je viens de prendre conscience de la défaite de notre pauvre pays. Je me sens comme écrasée par tous ces chars de combat.
»

Questions :

1. Quel est la nature de ce document ? (Discours, lettre à un parent, courrier officiel, journal intime, mémoires, roman, poème, essai, tableau, dessin, photographie, etc.). Pour vous aider vous pouvez consulter le site de l'Institut d'Histoire du temps présent.

2. Qui en est l'auteur et quelle est sa situation au moment où il le réalise ?

3. Quand ce document a-t-il été réalisé et dans quel contexte historique celui-ci s'insère-t-il ?

4. Comment l'auteur vit-il la situation ? Justifiez votre réponse.


Réponses :

par Kévin Ramier et Sébastien Lamiot, 3B

1) Ce document est un extrait d'un journal intime que Berthe Auroy, institutrice, a tenu pendant la guerre. Elle y raconte tout ce qui se passe pendant l'occupation allemande.

2) L'auteur de cet extrait de journal intime est une institutrice retraitée du nom de Berthe Auroy. Elle se trouve à Chartres dans la zone envahie par l'armée allemande (occupée à partir du 22 juin 1940). Elle nous raconte la vie pendant cette période, elle écrit ses mémoires sur des cahiers d'écoles.

3) Ce document a été réalisé pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle transcrit ses idées et ses souvenirs sur des cahiers d'écoles pendant l'occupation allemande (à partir de 1940). Elle se trouve alors dans la zone envahie à Chartres,

4) Berthe Auroy vit très mal l'occupation allemande, elle se sent outragée par les soldats allemands: « je me sens comme écrasée par tous ces chars de combats. » dit-elle en parlant des allemands.


Le témoignage d'un soldat français, Aimé Teisseire

Les FFL ont souvent tendance à occulter les combats de juin 1940. Il est vrai que des unités se sont débandées. Mais d'autres ont magnifiquement combattu. Lors de la retraite, je m'étais promis, si je n'étais pas tué ou blessé, de rejoindre n'importe quel régiment ou unité se battant encore si le mien déposait les armes. Ceci n'a pas été le cas; mon régiment, le 6e Régiment d'Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais, s'est comporté héroïquement jusqu'à l'ordre de reddition générale du groupement Dubuisson parvenu vers minuit dans la nuit du 21 au 22 juin. Le soir du 20, il avait perdu approximativement 51 officiers et 2400 sous-officiers et hommes de troupe tués, blessés ou disparus. Tout le corps d'armée colonial s'est très bien comporté.


Extrait du témoignage rédigé le 14 avril 2002 par Aimé Teisseire dans le cadre de l'enquête nationale sur les anciens FFL menée par un organisme de recherche commun au CNRS et à l'université Paul Valéry de Montpellier.


Questions
:

1. Quel est la nature de ce document ? (Discours, lettre à un parent, courrier officiel, journal intime, mémoires, roman, poème, essai, tableau, dessin, photographie, etc.)

2. Qui en est l'auteur et quelle est sa situation au moment où il le réalise ? A l'aide du site de "Vive la Résistance", précisez son parcours jusqu'en 1940.

3. Quand ce document a-t-il été réalisé et dans quel contexte historique celui-ci s'insère-t-il ?

4. Qui sont les FFL ? Aidez-vous du glossaire du site de la Fondation du Général de Gaulle.

D'après l'auteur, pourquoi ces derniers ont-ils "souvent tendance à occulter les combats de juin 1940" ?

5. Quel est le but de l'auteur à travers ce témoignage ? En vous appuyant sur sa biographie, précisez le parcours de l'auteur après le 22 juin 1940.

Réponses :

par Valentin Duverger, 3E

1) Ce texte est un extrait de témoignage.


2) C'est Aimé Teisseire qui le rédige le 14 avril 2002 à l'occasion de l'enquête nationale sur les anciens FFL menée au CNRS et à l'université Paul Valérie de Montpellier. Aimé Teisseire s'engage dans l'infanterie coloniale en 1934, il participe à la Campagne de France de mai-juin 1940 où il figure dans le 6ème Régiment, un Régiment mixte sénégalais.


3) Ce témoignage a été réalisé le 14 avril 2002 dans le cadre de l'enquête sur les anciens FFL réalisée par un organisme de recherche commun au CNRS et à l'université Paul Valérie de Montpellier.


4) Les FFL (Force Françaises Libres) sont formées pas Charles de Gaulle au court de l'année 1940. Ils rassemblent d'après certaines estimations jusqu'à 53 000 combattant jusqu'en 1943, formés de diverses troupes comme des troupes rapatriées de Norvège et de l'armée du Levant, rejointes par quelques soldats et civils (tels les pêcheurs de l'île de Sein), une marine, les Forces navales françaises libres (FNFL), et une aviation, les Forces aériennes françaises libres (FAFL).


5) Son but et de redonner espoir et d'appeler à la résistance en se battant jusqu'à la mort.

La défaite vécue par un haut fonctionnaire républicain

Extraits du Journal (Chartres, 14-18 Juin 1940)
Jean Moulin, Premier combat, Les Éditions de Minuit, 1999, 169 p.

15 heures 30

Paris est pris ! La nouvelle nous est apportée par les réfugiés. Pour notre secteur, je n'ai aucune précision sur l'avance allemande depuis la communication du Colonel commandant la subdivision.

Le téléphone est coupé depuis plusieurs jours avec Dreux et le service d'estafettes de gendarmerie que j'avais organisé pour y suppléer a été interrompu hier soir sur ordre du commandant, en raison de la violence des bombardements.

[...] Dans la voiture qui nous emmène tristement, personne ne dit mot, mais chacun de nous a les mêmes pensées.

Ainsi, c'est fini ! Les Boches vont entrer dans le département sans que leur soit opposée d'autre défense que celle de quelques éléments en contact qui se replient.

[...] Il est dix-neuf heures environ. Dans la cour de la préfecture, j'ai la désagréable surprise de voir tout mon personnel entassé dans des camions et prêt au départ. J'avais donné des ordres formels pour que chacun restât à son poste Furieux, je somme mes gens de descendre et j'enjoins à chacun de reprendre son poste, jusqu'à nouvel ordre.

Je ne reconnais plus mon personnel. Quelques femmes sont dans un état effroyable.

Des hommes qui, hier encore, refusaient de descendre dans les caves pendant le bombardement pour travailler à mes côtés, sont saisis par la peur. Tel ancien combattant de 14, réputé courageux, qui, il y a quelques heures à peine, était volontaire pour une mission dangereuse, a complètement perdu le contrôle de lui-même.

Le vent de panique qui les avait jusqu'ici épargnés a maintenant soufflé sur eux. Les nerfs sont à bout. Chacun n'a qu'un but : Fuir.

17 juin. 3 heures du matin

Un bruit continu de camions avec, par intervalle, le roulement caractéristique des chenilles des chars d'assaut, viennent me tirer de mon sommeil. Le bruit persistant, je descends dans le jardin d'où l'on domine le boulevard Sainte-Foy. Dans la nuit, les véhicules lourds et les tanks défilent sans arrêt, venant du nord. Le cortège se prolonge indéfiniment : amis ou ennemis?

[...] Je crie à ces soldats dont je ne distingue dans l'obscurité que la silhouette imprécise : «Français ou allemands?» «Français!» me répondent plusieurs voix. «Que faites-vous?» Ajoutai-je. «On fout le camp...» Je reste là dans le noir, tant que dure le défilé. C'est ensuite le passage pénible, poignant de l'infanterie. Ils avancent par groupes, par files, exténués, sans un mot.

[...] «Ah! Si on avait fait une contre-offensive sérieuse, tous les gars auraient fait leur devoir, jusqu'au bout... Mais, maintenant, il est bien tard et je crois bien que tout est foutu... On est crevé! » J'essaie de leur remonter le moral, de leur dire qu'ils se referont derrière la Loire et qu'on tiendra... «Puissiez-vous dire vrai», me répondent-ils.

Ce sont les derniers soldats français libres que je devais voir avant de longs mois.

Le 17 juin, entre 8 et 9 heures du matin, les premiers soldats de la Wehrmacht entrent dans Chartres et des officiers allemands prennent alors contact avec Jean Moulin.

Questions :

1. Quel est la nature de ce document ? (Discours, lettre à un parent, courrier officiel, journal intime, mémoires, roman, poème, essai, tableau, dessin, photographie, etc.)

2. Qui en est l'auteur et quelle est sa situation au moment où il le réalise ? A l'aide du site de la fondation de la France Libre, précisez son parcours et sa fonction en 1940.

3. Quand ce document a-t-il été réalisé et dans quel contexte historique celui-ci s'insère-t-il ?

4. D'après ce témoignage, quelles sont les réactions de la population face à la progression de la Wehrmacht France ? Classez vos réponses (l'auteur, le personnel de la préfecture, les soldats français) en précisant les raisons.

Réponses :

Par Maeina Cranney, 3E

1) La nature de ce document est un courrier officiel.

2) L'auteur de ce texte est Jean Moulin, et il est préfet de Chartres quand il là réaliser. C'est le plus jeune préfet de France, en 1940 il tente de se suicider.

3) Ce document à était réalisé le 17 juin 1940 à 3h du matin,il s'insère dans le contexte historique de la seconde guerre mondiale.

4) D'après ce témoignage, les réactions de la population face à la progression de la Wehrmacht France sont que les gens fuient face à l'avancée allemande: extrait de texte: - « On fout le camp... ».

Réponses par Chemel Melissa, 3E :

1/La nature de ce document est un courrier officiel.


2/ L'auteur de ce texte est Jean Moulin.


Sa situation au moment ou il le réalise est qu'il est préfet de Chartes, son parcours est qu'il est le plus jeune préfet de France puis préfet de Rodez puis préfet de Chartes puis il tente de suicider.


3/ Ce document a été réalisé le 17 juin 1940 à 3 heures du matin. Ce contexte historique s'insère dans la deuxième guerre mondiale.


4/ D'après ce témoignage, les réactions de la population face a la progression de la Wehrmacht

France sont qu'ils fuient face à l'avancée allemande, extrait de texte: « on fout le camps »...

L'offensive allemande de mai 1940 : débâcle de l'armée française et exode des populations devant l'avancée de la Wehrmacht

Le 10 mai 1940, les armées allemandes envahissent les Pays-Bas, la Belgique, et le Luxembourg, pays neutres, et envahissent la France. Traversant le massif des Ardennes, mal défendu car jugé impénétrable, les blindés allemands opèrent une percée, prennent à revers l'aile gauche de l'armée française et le corps expéditionnaire britannique et les encerclent à Dunkerque. Après quelques semaines de combat, l'armée française est submergée ; les première unités de la Wehrmacht atteignent Paris, déclarée ville ouverte le 14 juin 1940. Les populations civiles fuient vers le sud : c'est l'exode.